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« Washing Machine » : un multi-format artistique audacieux

Alex Garcia - Soirée Washing machine aux Vivres de l'art de Bordeaux le 18 janvier 2019 - Photo(c) Nathalie Gellibert pour KULTE
Alex Garcia - Soirée Washing machine aux Vivres de l'art de Bordeaux le 18 janvier 2019 - Photo(c) Nathalie Gellibert pour KULTE
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Vendredi, Les Vivres de l’art accueillaient la 1ère édition d’un nouveau concept de soirée visant à laisser carte blanche à un artiste qui crée, le temps d’une soirée, son propre line up selon ses inspirations du moment. En maîtres de cérémonie, Alex Garcia, producteur et ‘ live performer techno ‘ et son Collectif SoundRising, ont donc proposé 5 heures d’une programmation éclectique, oscillant entre performances live, DJ sets, danse, expositions et mapping vidéo. 

 » Les Vivres de l’art – le domaine du possible  » : incursion de l’autre côté du miroir

Implanté dans les anciens abattoirs des Vivres de la Marine, ensemble architectural XVIIIème classé aux Monuments Historiques, ce pôle artistique global organisé autour de l’atelier du sculpteur Jean-François Buisson, initiateur du projet, et lieu de résidence de
nombreux artistes contemporains, regroupe depuis 2008 un ensemble d’événements pluridisciplinaires et d’expositions au sein de sa galerie d’art. S’aventurer en ses murs est la promesse d’une expérience intense de découvertes improbables, une plongée au pays d’Alice au pays des Merveilles, un joli pont de matières et d’inspirations débridées entre passé et futur quand le rêve et l’illusion se matérialisent de manière pointue en toute convivialité afin de sublimer une certaine vision de l’humanité.

Collaborations sous le sceau de l’amitié et de la qualité artistique

Alex Garcia, lors de l’entretien accordé, revient sur son parcours et l’esprit de sa démarche

Luciole Achard - Soirée Washing machine aux Vivres de l'art de Bordeaux le 18 janvier 2019 - Photo(c) Nathalie Gellibert pour KULTE
Luciole Achard – Soirée Washing machine aux Vivres de l’art de Bordeaux le 18 janvier 2019 – Photo(c) Nathalie Gellibert pour KULTE

d’organisateur. Déjà invité des Vivres de l’art lors de la Release Party le 12 avril dernier pour la sortie de son 1er album « Split »,  et fort du succès rencontré, il réinvestit donc ce lieu avec la grande liberté de pouvoir présenter les artistes de son choix correspondant à sa sensibilité esthétique et musicale avec cette volonté affichée de ne pas se réduire à un public d’initié mais au contraire de toucher une audience nettement plus large. Ce bordelais de 35 ans a plongé dans l’univers de la musique à l’âge de 19 ans. Avec une sensibilité rock au départ, il aurait pu devenir guitariste dans un groupe, et a du reste fait du clavier dans des formations rock ou blues, s’est aussi essayé  au hip-hop, mais sa  rencontre avec l’univers électro et techno est une révélation. Le partenariat déterminant avec le label Sound Rising Records (né en 2013 à Bordeaux) qui le produit va permettre aussi l’émergence d’un réseau artistique et amical dense. L’artiste, grand amateur de machines analogiques, qui peut percevoir sa musique sous forme d’assemblage de codes crée avant tout un univers de positivité avec cette volonté de rassembler les personnes pour des instants légers. 

Une soirée percutante sollicitant l’ouverture d’esprit

Aux premières heures de la manifestation, peu de personnes avaient encore pénétré le jardin enchanté avant de s’engouffrer dans l’antre pluridisciplinaire. Cela a permis de s’attarder pour admirer les oeuvres des différents artistes exposés comme la plasticienne bordelaise Charlotte Sz dont les sculptures épurées
sont inspirées de l’art japonais du pliage (origami) et du design. Le photographe Guillaume Gonnon propose un voyage au pays de l’invisible capturé et le peintre Landroïd livre 2 toiles grands formats pour un focus sur le détournement. Musicalement, après la prestation de Yoügbeatmaker Hip-hop, seule une petite vingtaine de spectateurs déambulaient à 19h00 pour apprécier le duo électronique fondé à Bordeaux en 2010 Look For Device et leur Live electronica, mélange d’IDM et de Downtempo, teintée d’Ambiant et d’Acid music. Dommage car on se laisse volontiers entraîner par leur recherche sonore doucement hypnotique. A 20h00, quand TravelerZ s’approprie la scène, l’espace reste clairsemé et l’on peut regretter que décidément les bordelais n’aient pas l’intuition qu’ils vont manquer un bien joli moment.  Janiss et Thomas Anton, au  
chant, accompagnés d’un producteur à la conception instrumentale, androïde nommé

Synthetic One, masqué version Fantomas réchauffent instantanément l’ambiance. Les voix du duo également chaudes, vibrantes et justes servent à merveille les accents reggae jamaïcains de leur électro dub avec une belle énergie positive et une générosité réconfortante. Sans transition, on plonge ensuite dans l’univers enivrant de Maël Crestia qui nous offre près de 120 minutes de transe percutante avec son Dj set de techno minimale, du haut vol électro qui happe sans concession et emmène plus loin. Le public largement plus nombreux adhère et vibre. La soirée s’achève en apothéose dans une salle à présent comble et pacifiquement survoltée avec l’organisateur de la manifestation et la prestation d’excellence que l’on pouvait attendre d’un artiste reconnu au delà du local, se produisant également à Londres ou Bruxelles. Notons que la soirée a pris une envergure particulière avec le Vjing de Full Screen Mode et de De Natura Rerum  qui ont su créer des visuels d’exception, et les incursions chorégraphiées incandescentes de Luciole

Achard, irrésistible en petit fée scintillante façon décalée-déjantée.

Bien inspirées furent les personnes ayant franchi ces portes du temps vendredi. Alex Garcia peut se féliciter de la réussite d’un concept quand la savante alchimie de la technologie, du virtuel et de l’humain, combinés avec talent, créent un instant de jubilation contaminante, où la volonté fédératrice et la convivialité ne faisaient aucun doute.

Prochaine date d’événements aux Vivres de l’art :

Dimanche 27 janvier : brunch musical de 11h00 à 15hoo avec Eloi Tembremande, chef d’orchestre de Le Josem. Entrée seule : 5 € – Entrée + Brunch : 18 € 

Dimanche 27 janvier : « Sounds of science » de 15h00 à 20h00 pour une mise en avant des artistes internationaux de la scène électronique et la promotion des talents montants bordelais. Entrée : 8 €

Les Vivres de l’art – le domaine du possible
4 rue Achard – Place Victor Raulin, 33300 Bordeaux
Tél : 09 67 26 80 94
Site officiellesvivresdelart.org/

Jours et horaires
Ouvert du lundi au vendredi de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00
Le week-end et jours fériés en fonction des expositions.
Sur rendez-vous pour les groupes.
Tarifs selon la programmation.


Accès
Ⓣ Tram B : arrêt Cité du Vin
Ⓑ Bus 76 : arrêt Cité du Vin
Ⓥ Vcub : arrêt Cité du Vin

 
 

 

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Les esprits sans culture et sans lumières qui ne connaissent d'autres objets de leur estime que le crédit, la puissance et l'argent, sont bien éloignés de soupçonner même qu'on doive quelque égard aux talents, et qu'il y ait du déshonneur à les outrager.

Jean-Jacques Rousseau - Les confessions (1765-1770)

Il n'y pas d'art sans amour, il n'y a pas d'amour sans art. La culture est à la fois ce qui nous rapproche et nous différencie, l'art en est une représentation qui nous rassemble ou nous divise, qui nous rejoint ou nous sépare. L'art et la culture sont des éléments de la vie qui nous font comprendre et aimer la vie, l'imaginer, la magnifier, la rêver.

Stéphan Foltier (2019)

Guide Artistes et Lieux culturels - Partie en ligne

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