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Dans le cadre du Festival International des Arts de Bordeaux Métropole, le Rocher de Palmer accueillait jeudi dernier le collectif canadien  » Theatre Junction «  pour la représentation d’une variation en trois parties autonomes sur l’impact irrémédiable des nouvelles technologies sur nos consciences et nos rapports sociaux. Durant 3h00, cette compagnie fondée en 2006 par Mark Lawes a livré un travail de création  se situant au carrefour de la danse contemporaine, de la musique, du théâtre et des arts visuels. L’oeuvre été développée en résidences à l’Usine C ( Montréal), au Théâtre Koreja (Italie), au Carré Colonnes (Saint-Médard en Jalles) et au Théâtre 140 (Bruxelles).

Un miroir de notre monde en mutation accélérée

C’est un triptyque dont chaque module a une identité propre pour un crescendo de remise en question afin d’aboutir à l’interrogation existentielle essentielle :  » qui sommes-nous, d’où venons-nous et où allons-nous ? «  La 1 ère partie  » sursaturés  » explore l’accélération des changements culturels liés au développement des nouvelles technologies. Partant d »une actualité aussi réelle que surréaliste après l’annonce par IBM de la mise au point d’un réseau de neurones dépassant la puissance de traitement d’un cortex félin, les 3 comédiens s’inventent alors en chercheurs vantant les mérites du « cat brain computer «  évaluant notre perception du monde… rationnelle ou émotionnelle ? La 

Supernova trilogy-théâtre Junction dans le cadre du FAB 2018- le 11 octobre 2018 - Photo (c) Photo officielle

Supernova trilogy par le Théâtre Junction, dans le cadre du FAB 2018- le 11 octobre 2018 – Photo officielle

scène devient un laboratoire, le spectateur est leur cobaye.Telle une supernova qui est l’explosion cataclysmique d’une étoile pouvant briller pendant un temps,  plus vivement qu’une galaxie pour ne laisser qu’un trou noir, notre civilisation en sur-tension et bouillonnement peut-elle finir en néant? La 2e partie  » la fin d’un rêve  » nous projète à la fin de cet âge global où toutes les interconnexions ont disparu et l’homme alors réfléchit sur cette histoire d’amour brisé, histoire prétexte et métaphore de notre rupture  avec le monde naturel et  l’éco-système en général, crash d’un rêve qui laisse place à un paysage désertique. Le dernier tableau  » l’ultime chute de Will Coyote  »  ouvre un espace-temps hors champ via des incantations en musique à la mémoire d’un passé ou d’un futur utopique. C’est un cri primal, animal, rageur, nostalgique et désespéré, un appel au réveil de la conscience. 

Mise en scène en respiration organique électrique ou le chaos organisé

En fil conducteur, la musique envoûtante et hypnotique de Ian Jarvis, présent sur scène, ouvre une  porte émotionnelle supplémentaire. Les sons saturés qui rappellent délicieusement ceux du compositeur néerlandais Jozef van Wissem, participent à cette cristallisation du propos ainsi qu’à la densification du sens des paroles. La voix éthérée de Raphaëlle Thiriet instille ses sonorités prégnantes et poétiques, nous entraînant de chansons en textes déclamés de mondes perdus en univers rêvés.  La danse en promenade sert à passer ailleurs, d’une thématique à l’autre. Mélina Stinson, tour à tour, féline, révoltée, en urgence de vibration, dégage une énergie qui résonne comme une

KULTE - Carré in post 125

Supernova trilogy-théâtre Junction dans le cadre du FAB 2018- le 11 octobre 2018 - Photo (c) Photo officielle

Supernova trilogy – Théâtre  Junction dans le cadre du FAB 2018 – Photo officielle

pulsion de vie. Sa gestuelle  sert d’exutoire à ce trop plein de désarroi constamment palpable. Frédéric Lavallée, incarne tout aussi brillamment cette parodie de scientifique à l’assurance insupportable tout comme cet humain en proie au doute, au désarroi, ou à la tristesse. Il est force et faiblesse, dualité et contradiction. Cette alternance d’effervescence et d’effondrement en rupture de rythme réussit à faire perdre les repères, tout comme ces road-trips en vidéo capturant le spectateur vers des mondes parallèles.

Ce furent 3h00 d’une insidieuse mais sûre imprégnation. Trop long pour certains. L’entracte à l’issue des 2 premiers modules a malheureusement eu raison du remplissage de la salle quand les 2/3 des spectateurs n’ont pas regagné leur siège. Nous n’étions plus qu’une petite 30 aine pour assister à ce manifeste « punchy  » pour la réinvention de notre humanité. Savoir se réveiller demande parfois un peu plus d’énergie et il est évident que le format s’adresse d’abord à un public averti.

Supernova Trilogy

De Mark Lawes et Raphaële Thiriet
Avec la Compagnie Theatre Junction

Du 23 au 26 janvier au Theatre Junction , Calgary (Canada)
Du 21 au 23 mars à l’Usine C, Montréal (Canada)

 

 

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