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Requiem de Mozart : un engouement intact pour une œuvre éternelle

Photo PYGMALION@PIERGAB
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La semaine dernière, l’ensemble choeur et orchestre Pygmalion, sous la direction de Raphaël Pichon jouait à l’Auditorium de Bordeaux, complet pour cette occasion, la messe des morts la plus fédératrice du genre. En introduction, le public recueilli a pu également savourer 4 autres pièces sacrées de Wolfgang Amadeus telles que  Quaerite primum regnum Dei K.86, Maurerische Trauermarsch K. 477 (479a),  Ne pulvis et cinis K. Ahn 122, pour basse solo et chœur ainsi que  Miserere K.90 sans oublier le  Miserere de Gregorio Allegri et le Insanae et vanae curae d’Haydn.

Miserere de Gregorio Allegri : création à l’histoire singulière

Le Miserere de Gregorio Allegri (1582-1652) est une œuvre baroque très courte de 11 minutes. Commande du Pape Urbain VIII vers 1630, c’est une pièce musicale chantée a cappella qui ne devait être uniquement interprétée que dans la chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et du vendredi de la semaine sainte.

Photo PYGMALION@PIERGAB
Photo PYGMALION@PIERGAB pour KULTE

Le Vatican interdit la diffusion et la reproduction de l’oeuvre afin d’en préserver le caractère unique. Mais Mozart alors âgé de 14 ans et en voyage avec son père, après avoir entendu la composition sacrée, retranscrit le morceau de mémoire et fit publier l’oeuvre en 1771. De ce fait, l’interdiction papale fut levée comme un triomphe de l’intelligence et de la culture sur la censure. A la fois courts et complexes, les chants transportent dans cette alternance de deux formations de 4 et 5 voix, aux tonalités de castras, qui se répondent en alternance dans une pureté angélique.La partition originale du Vatican étant apparemment perdue, Mozart fut donc bien inspiré de nous la transmettre car il aurait été fort dommage d’être privés de tant de beauté.  La brillante re-transposition des choeurs de Pygmalion a fidèlement véhiculé  l’essence sacrée qui s’en dégage.

Le Requiem de Mozart, héritage majeur et emblématique

Ecrite l’année de sa mort en 1791 avec une première jouée en janvier 1793, l’oeuvre à suscité bien des légendes sur les origines de la commande et continue d’alimenter les imaginations quant à l’exécution du dernier tiers. En mutation à travers les siècles, elle n’a jamais cessé de fasciner. Tour à tour, avec un statut de  » composition d’état  » dans les régions germanophones, ou de musique commémorative à inspiration céleste, l’oeuvre sera boudée par les romantiques du 19ème, accaparée et pervertie étatiquement à l’époque hitlérienne ou encore récupérée par la théologie allemande qui y détecte les traces de la transcendance.Elle est principalement une œuvre qui a traversé toutes les frontières et qui génère une émotion universelle. De Karl Böhm à Herbert Von Karajan en passant par Danien Bareboim, Leonard Berstein ou Claudio Abado, les plus grands chefs d’orchestre ont forcément dirigé le Réquiem en concert ou enregistrement apportant chacun son tempo et sa sensibilité.Une constante demeure dans les différentes versions: l’orchestration sobre renforce la gravité et la transparence de l’oeuvre et les instruments sont présents principalement pour servir le choeur. L’ensemble Pygmalion, quant à lui, offre une version sur un tempo plutôt rapide et enlevé, qui pour certains peut diminuer un vague degré de pathos et solennellité mais la virtuosité est au rende-vous. Sous l’impulsion de Raphaël Pichon, voilà douze ans déjà que cette jeune formation baroque à l’origine, en résidence à Bordeaux aujourd’hui, égraine son excellence sur les scènes nationales et prend de l’ampleur sur les scènes internationales. N’hésitant pas à quitter sa zone de confort artistique, elle sait s’aventurer vers des créations plus contemporaines.

Ce fut donc une prestation de grande qualité pour un exercice et une œuvre qui moins que d’autres ne souffrent la médiocrité. Les choix musicaux d’introduction furent intelligents dans la cohésion  de l’ensemble pour un instant de vocalises au goût d’Eden.

Liens utiles pour l’auditorium de l’Opéra de Bordeaux :

http://www.ensemblepygmalion.com

https://www.opera-bordeaux.com/auditorium-national-opera-bordeaux

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Il n'y pas d'art sans amour, il n'y a pas d'amour sans art. La culture est à la fois ce qui nous rapproche et nous différencie, l'art en est une représentation qui nous rassemble ou nous divise, qui nous rejoint ou nous sépare. L'art et la culture sont des éléments de la vie qui nous font comprendre et aimer la vie, l'imaginer, la magnifier, la rêver.

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