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Bordeaux a eu le privilège d’accueillir, toute la semaine dernière 6 moines tibétains de l’Ecole Monastique Phuntsok Tcheuling du Népal (dirigée par Son Eminence Djangtsé Tcheudjé Kyabjé Gosok Rinpoché), sous l’impulsion de  Patricia Beaudeau, présidente de l’association  » Aroura « , organisme à but humanitaire, culturel et philanthropique et de Nathalie Perreau-Zang de l’association  » Aid Project for Tibetan  » responsable et coordinatrice de leur tournée en France. Ces 6 journées ont été marquées par la réalisation d’un mandala sacré et par leur participation à un spectacle chorégraphié mis en scène par l’académie de danse bordelaise  » White Eagle  » de Leila Da Rocha et de Patrick Dupond.

Le Mandala sacré d’Amitabha  : le symbole de l’impermanence

Pour les non initiés, un petit éclairage s’impose sur l’univers de cette culture bouddhiste. Amitabha signifie donc  » lumière infinie  » ou  » incompréhensible « . Cela désigne aussi le Bouddha le plus

Moine tibétain en session de Mandala le 17 octobre 2018 - Espace associatif du Puits - 50 rue du Mirail à Bordeaux - Photo (c) Nathalie Gellibert pour KULTE

Moine tibétain en session de Mandala le 17 octobre 2018 – Espace associatif du Puits – 50 rue du Mirail à Bordeaux – Photo (c) Nathalie Gellibert pour KULTE

anciennement cité dans les textes  . En effet, dans le bouddhisme, il existe une multitude de Bouddhas qui s’incarnent sur Terre au fur et à mesure des ères cosmiques. Amitabha est l’un d’entre eux. Il est dit qu’il réside dans le paradis de Sukhabati dans une position de méditation éternelle en attendant de venir en aide aux êtres. Mandala signifie « cercle » ou, plus exactement, « cercle sacré ». C’est une figure géométrique circulaire axée autour d’un point central et agrémentée de couleurs symboliques qui reproduit l’univers. Il symbolise l’unité et la totalité. Chez les tibétains, le rôle des mandalas est si fort qu’il peut être une structure architecturale à part entière : des temples entiers sont construits selon des modèles de mandalas géants.

KULTE - Carré in post 125

Nos moines présents à l’association du puits du Mirail (50 rue du Mirail à Bordeaux) nous ont fait une passionnante démonstration de cet art méditatif durant 4 jours entiers. En partant du centre et en travaillant concentriquement vers l’extérieur, ils utilisent des entonnoirs métalliques appelés chakpur

pour placer des millions de grains de sable teint pour faire les motifs élaborés. Les vibrations du chakpur étant râpées avec une tige métallique, les sables s’écoulent comme un liquide. Une fois l’oeuvre achevée au terme d’une 50aine d’heures de création méditative, les moines se sont rassemblés pour une cérémonie de dissolution colorée, chantant des sons profonds et balayant leur mandala en demandant une bénédiction aux divinités. Cette action symbolise aussi le cycle de la vie et la destruction du mandala rappelle l’impermanence de l’existence. Le sable coloré dispersé est une façon d’étendre les pouvoirs de guérison au monde entier. Il est considéré comme un cadeau à la terre mère pour redonner de l’énergie à l’environnement et à l’univers. En entrée libre tout au long de la journée, l’assistance a largement répondu présente pour assister, dans une ambiance extrêmement recueillie, à cette élaboration méditative.

Spectacle  » Silence  » : la danse qui célèbre l’universalité

La rencontre pouvait paraître inattendue ou improbable et pourtant, un superbe spectacle de danse a été donné durant 4 soirées rassemblant en parfaite harmonie, les gestuelles chorégraphiées au millimètre des jeunes élèves de l’académie  » White Eagle  » de Leila Da Rochaet de Patrick Dupond avec les sons et les chants sacrés tibétains des moines présents sur scène. Chaque soirée a affiché complet à la salle des étoiles du marché des Douves de Bordeaux qui avait malheureusement une capacité maximum de 220 places et de nombreux malheureux étaient éconduits,

espérant jusqu’à la dernière seconde la place providentielle. La proximité du spectateur, réparti tout autour de scène, a généré une intensité supplémentaire à ce moment hors du commun. En osmose et fluidité évidente, les 2 univers se sont croisés et entre-mêlés pour une heure de grâce hypnotique et vibratoire. La qualité attendue était bien au rendez-vous pour une prestation émanant de cette jeune

Son Eminence Djangtsé Tcheudjé Kyabé Gosok Rimpoché de l'Ecole Monastique de Phuntscok Tcheuling( Katmandou, Népal) le 15 octobre 2018 devant le puits du 16 ième siècle 5O rue du Mirail à Bordeaux . Photo (c) Nathalie Gellibert pour KULTE

Samdup Gelek de l’Ecole Monastique de Phuntscok Tcheuling (Katmandou, Népal) le 15 octobre 2018 devant le puits du 16ème siècle, 50 rue du Mirail à Bordeaux – Photo © Nathalie Gellibert pour KULTE

académie fondée en 2017  par 2 danseurs d’envergures  » portant  le projet généreux d’accueillir sans discrimination, autour des valeurs de paix, de générosité et d’humanité, de jeunes danseurs du monde entier choisis sur la base de leur talent pour les préparer à intégrer les plus grandes compagnies de ballet du monde « . Leïla Da Rocha, spécialiste des danses sacrées a parcouru le monde pour comprendre et s’imprégner des origines de cet art. Chorégraphe internationalement reconnue, elle inscrit aujourd’hui une 40aine de ballets à son répertoire. Patrick Dupond, danseur étoile précoce dès 1980 aux innombrables récompenses, a côtoyé les plus grands chorégraphes comme Maurice Béjart ou Rudolf Noureev à qui  il succède  à la tête du Ballet de l’Opéra National de Paris à l’âge record de 30 ans. Privilège donc de pouvoir plonger dans leur univers fusionné, à l’identité atypique et chargé de sens, où même les mélanges musicaux étaient porteurs de message :  une chanson d’amour de Johnny Halliday,  » Les quatre saisons  » de Vivaldi revisitée, et ce tableau enlevé sur la chanson du groupe australien Midnight Oil  » Beds are burning «  (dont le thème évoque la spoliation d’un territoire  du peuple aborigène doublé d’un message écologiste plus global, soulignant l’urgence à prendre conscience de l’impact des activités humaines sur la planète).

Mais il y eut aussi ces moments de gestuelles en total silence où personne n’aurait eu l’idée de chuchoter afin de ne pas briser la puissance du recueillement ambiant. Néanmoins, ce sont bien les  » mantras  » et chants de gorge tibétains pénétrant par toutes les pores de l’audience, qui ont généré cette indescriptible vibration collective.

Ce fut donc une semaine sous le signe de l’universalité pour quelques fragments de paix et de beautés partagées où chacun a pu s’approprier le soupçon de magie qu’il était venu chercher. A noter que toutes les recettes des 4 soirées de spectacle ont été en totalité offertes aux moines tibétains. Pour ceux qui n’ont pu être au rendez-vous, ils ont promis de revenir.

Parmi les prochaines étapes de la tournée des moines tibétains de l’Ecole Monastique Phuntsok Tcheuling du Népal :
du 16 au 18 novembre 2018 au centre Bouddhique de Rennes

Plus d’infos sur le Tibetan Aid Project ici :
http://detchene-eusel-ling.com/index.php

White Eagle Dance Academy
12 rue de Saintonge, 33 000 Bordeaux
https://www.white-eagle-dance.com

Centre Aroura
Thierry et Patricia Beaudeau
 1 Aux Mespleraux, 33690 Cours-les-Bains
www.aroura-centre.org/

 

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