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Le théâtre des Salinières, qui célèbre actuellement ses 20 ans, reste fidèle à sa prédilection pour les pièces humoristiques avec Une Famille modèle, une pièce signée Ivan Calbérac sur la mécanique du couple et des relations familiales.

Au théâtre, sur petit ou grand écran, Ivan Calbérac, à qui on doit L’Étudiante et Monsieur Henri, aime mettre en scène les énergies qui circulent entre les êtres dans la sphère privée. Il poursuit dans cette veine avec Une Famille modèle, comédie dont le ressort, l’inusable ressort est un triangle amoureux.

Synopsis

Après de nombreuses années de mariage, Bernard et Annie ont tout du couple modèle qui s’aime toujours autant. Seul point de discorde, Annie ne veut plus remplir ses devoirs conjugaux et Bernard, lui, ne peut pas s’en passer. Bernard, râleur et susceptible, a un vrai problème : il aime tout le monde… Sa femme, mais aussi sa maîtresse, la voisine du dessus. Impossible pour lui d’imaginer quitter la première pour la seconde. Mais impossible également de renoncer à la seconde pour la première… Aussi, quand Annie, qui ignore tout de cette liaison, confesse à son époux qu’elle ne verrait aucune objection à ce qu’il fréquente une autre femme pour le satisfaire, l’horizon de Bernard s’éclaircit. Ils envisagent donc ensemble une solution alternative qui va bientôt révolutionner la vie de toute la maison. Bernard pense d’abord quitter sa femme pour sa maîtresse mais, s’en trouvant incapable, instaure une « garde partagée » en accord avec les deux femmes, avant que la maîtresse ne vienne s’installer chez eux. Leurs deux fils ont bien du mal à gérer leurs parents. Le plus jeune n’a pas de vie privée ou ne veut pas en parler. Quant à l’aîné, il est très à cheval sur la moralité des mœurs mais pas vraiment sur la dive bouteille…

Bande annonce :

KULTE - Carré in post 125

Un homme, deux femmes et les complications d’usage

L’action se déroule dans le salon de Bernard (Jean Mourière) et d’Annie (Marianne Ploquin) – un  » intérieur bourgeois « , comme disaient les indications scéniques du siècle dernier – qui sert d’arrière-plan

De gauche à droite, Jean Mourière, Nicolas Brun et Marianne Ploquin - Photo © Perrine Sénéchal

De gauche à droite, Jean Mourière, Nicolas Brun et Marianne Ploquin – Photo © Perrine Sénéchal

 plan à la peinture de la vie domestique. Bernard n’a pas fini de grandir. Incapable de renoncer à son épouse comme à sa maîtresse, il fait souffrir les 2 femmes qu’il aime. Il règle sa conduite (son inconduite) sur des citations grandiloquentes qu’il pousse jusqu’à l’absurde si cela sert ses intérêts. Annie est une femme attentionnée mais elle a renoncé à la passion pour une affection asexuée et préfère perdre l’exclusivité sur son mari que son foyer. Christine (Emmanuelle Cazal), voisine et amante ne tolère plus les seconds rôles et décide de faire valoir ses droits, là, tout de suite. La psychologie de ces personnages est bien improbable mais elle est adaptée au fonctionnement de la comédie et il faut apprécier le jeu des acteurs qui les portent avec conviction.

L’art de divertir

Emmanuelle Cazal et Jean-Baptiste Bouye - Photo © Perrine Sénéchal

Emmanuelle Cazal et Jean-Baptiste Bouye – Photo © Perrine Sénéchal

Parce qu’il est rebattu, le triangle amoureux est un sujet piégeux. Parmi les exemples récents, certains parviennent à le renouveler (Adieu Berthe), d’autres laissent juste une impression de réchauffé (Garde alternée). Le cas d’Ivan Calbérac se formule un peu différemment. Son écriture n’est pas de celles qui recherchent l’innovation à toutes forces. De même, la mise en scène est sobre et facilement lisible. La situation initiale et le profil des personnages permettent vite d’anticiper les péripéties à venir : les dialogues remplis d’allusions, la dissimulation des amours interdites sous des paroles aimantes ou sous un plaid, la scène des aveux, le règlement de compte entre rivales au petit-déjeuner, l’ahurissant ménage à trois, etc. Ivan Calbérac connaît les ficelles du métier et son savoir-faire consiste à créer un climat de connivence avec le public autour de références partagées (disons, pour simplifier, celles héritées du théâtre de boulevard), des scènes dont la trame est connue et à quoi il raccroche les réparties bien senties, le comique de situation qui fait le sel de ce spectacle.

Au-delà du triangle amoureux

Christine est le révélateur des tensions familiales qui sont le vrai sujet de la pièce. Bernard et Annie sont

Triangle adultère au petit-déjeuner – Photo © Perrine Sénéchal

Triangle adultère au petit-déjeuner – Photo © Perrine Sénéchal

des parents défaillants mais ils ne cessent jamais d’être aimants, au point que leurs enfants retombent en adolescence dès qu’ils franchissent le seuil du domicile parental. De Fabrice (Jean-Baptiste Bouye), chauffard porté sur la bouteille, ils n’exigent jamais qu’il se comporte de façon responsable. D’Émile (Nicolas Brun), ils réclament des aveux au sujet de la vie amoureuse qu’il n’a peut-être pas. Inversement, les enfants endossent le rôle des adultes et attendent de leurs parents qu’ils restaurent l’ordre familial. En somme, les membres de cette famille veulent les uns des autres ce qu’ils ne peuvent en obtenir. À cette situation, il n’y a qu’un dénouement envisageable. L’acceptation mutuelle des différences renoue le dialogue intergénérationnel et rend possible un geste d’abord impensable : l’accolade finale du père et du fils. C’est ainsi que cette famille devient modèle. Un message assez consensuel pour emporter l’adhésion du public.

Au terme de la représentation, le Théâtre des Salinières, qui célèbre donc son vingtième anniversaire, procède à un tirage au sort parmi les spectateurs. À gagner : des places pour un prochain spectacle.

 » Une Famille modèle  » au Théâtre des Salinières

Auteur : Ivan Calbérac
Metteur en scène : Jean Mourière
Avec Marianne Ploquin, Jean Mourière, Emmanuelle Cazal, Jean-Baptiste Bouye et Nicolas Brun
Genre : comédie
Durée : 90 minutes
Création : Théâtre de la Renaissance (2015)
Jusqu’au 24 novembre au Théâtre des Salinières. Prochaines représentations : suivez le lien
Jusqu’au 19 janvier en Nouvelle-Aquitaine. Prochaines représentations : suivez le lien
Tarifs : 22 € (tarif normal) / 18 € (carte Senior Bordeaux) / 18 € (groupes) / 18 € (comités d’entreprises) / 13 € (moins de 26 ans) / 18 € (tarif tournée)

Théâtre des Salinières
4, Rue Buhan – 33000 Bordeaux
https://www.facebook.com/TheatreDesSalinieres/
https://twitter.com/TheatreSal
https://www.instagram.com/theatre_des_salinieres/
05 56 48 86 86

 

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