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Guy Bedos : un humoriste subtil, engagé et qui osait nous a quitté

Photo © Compte Instagram de Nicolas Bedos
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Nicolas Bedos vient d’annoncer le décès de son père sur les réseaux sociaux. Guy Bedos aura marqué 2 générations avec son humour pied noir, décomplexé et parfois dénonciateur acéré, mais toujours subtil. Un grand de la génération Desprogienne nous a quitté cet après-midi, à 85 ans. Une fine grande gueule comme on les aime.

Né le  à Alger, l’humoriste doit son p1er pied à l’étrier d’artiste à son oncle Jacques Bedos, qui a travaillé à Radio Alger avant d’entrer à l’ORTF à Paris.

Arrivé à Paris en  avec ses parents et ses 2 demi-sœurs jumelles, il quitte la maison familiale de Rueil-Malmaison en  et vit de la vente de livres, pratiquant le porte à porte. À l’âge de 17 ans, il entre à l’école de la rue Blanche, y apprend le théâtre classique et signe sa première mise en scène à 17 ans et demi : il s’agit de la pièce de Marivaux Arlequin poli par l’amour. Il joue au théâtre mais aussi dans les cabarets, comme La Fontaine des Quatre-Saisons, où il est engagé par François Billetdoux, quand Jacques Prévert, qui lui trouve des talents d’écriture, l’incite à écrire des sketches. Il y interprète son premier sketch, signé par Jacques ChazotLa Galerie 55. En 1954, il fait sa 1ère apparition au cinéma dans Futures Vedettes de Marc Allégret et a la télévision sur la RTF Télévision en 1956. En 1965, il débute au music-hall à Bobino en co-vedette avec Barbara, puis se lance dans une carrière d’humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier. Après leur séparation, il se lance dans une carrière solo, tout en s’affirmant comme un acteur accompli au cinéma et dans des téléfilms. Au cinéma, dans les années 1970, il est connu pour son rôle récurrent de Simon, médecin étouffé par sa mère juive pied-noir très possessive, dans Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis d’Yves Robert. Depuis, il a réalisé et interprété de nombreux spectacles, dont un avec Michel Boujenah et Smaïn intitulé Coup de soleil à l’Olympia et un en duo avec Muriel Robin en 1992. Il a aussi joué dans des pièces de théâtre comme La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht. Il a contribué régulièrement à l’hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné, jusqu’à ce qu’il cesse d’être publié. Il avait pris la défense de Siné lorsque celui-ci avait été accusé d’antisémitisme par le directeur de Charlie HebdoPhilippe Val.

Quelquefois en désaccord avec les idées de ses compatriotes pieds noirs, il se sent  tout de même plus proche d’Albert Camus que d’Enrico Macias . Guy Bedos se revendique « homme de gauche » sans soutenir un parti politique en particulier. En 2012, il se déplace à Hénin-Beaumont pour appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il vote pour Emmanuel Macron au 2nd tour de l’élection présidentielle, considérant que battre le Front National est « une urgence absolue ».

 

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Ce n'est ni la couleur de sa peau, ni son origine, ni sa race, qui font la valeur d'un individu, c'est, avant tout, son intelligence et sa culture.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

La culture intellectuelle et artistique autant que l'hygiène préserve l'homme de la vieillesse.

Charles Régismanset - Les contradictions (1906)

Les esprits sans culture et sans lumières qui ne connaissent d'autres objets de leur estime que le crédit, la puissance et l'argent, sont bien éloignés de soupçonner même qu'on doive quelque égard aux talents, et qu'il y ait du déshonneur à les outrager.

Jean-Jacques Rousseau - Les confessions (1765-1770)

Il n'y pas d'art sans amour, il n'y a pas d'amour sans art. La culture est à la fois ce qui nous rapproche et nous différencie, l'art en est une représentation qui nous rassemble ou nous divise, qui nous rejoint ou nous sépare. L'art et la culture sont des éléments de la vie qui nous font comprendre et aimer la vie, l'imaginer, la magnifier, la rêver.