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L’Auditorium de l’Opéra accueille actuellement et jusqu’au 25 novembre 2018. la 9 ème édition du festival  » l’esprit du piano «  . Sous la direction de Paul Daniel, avec en tête d’affiche le très talentueux pianiste français Jean-Baptiste Fonlup, l’orchestre National de Bordeaux Aquitaine a fait résonner ses notes lyriques et sentimentales pour 120 minutes d’excellence.

Concerto pour piano n°1 de Tchaïkovski : une dynamique de flamme et de glace

Photo Fonlupt © Beatrice-Cruveiller

Jean-Baptiste Fonlupt – Photo © Beatrice-Cruveiller

Créé en 1873, ce concerto marque une certaine apogée de la composition pour piano et orchestre. La 1ère représentation a eu lieu à Boston, aux États-Unis, le 13 octobre 1875, par Hans von Bülow. L’introduction est un des passages les plus connus de Tchaïkovsky : une marche vigoureuse mais brève aux cuivres, et une entrée en escalier du piano, puis un thème enchanteur aux cordes. Au moment de la composition, cependant, l’oeuvre  n’a pas rencontré l’adhésion unanime. Quand Tchaïkovski les a joués devant le pianiste Nicolai Rubinstein, ce dernier a déclaré que c’était  » mauvais, banal et vulgaire ! « . Avis révisé par la suite. Les trois mouvements de ce concerto profondément expressif sont sublimement romantiques . Voilà un format où le pianiste Jean-Baptiste Fonlup a pu exprimer tout son talent. Cet artiste au parcours précoce a connu très jeune les feux de la renommée quand il remporte, à 13 ans, le célèbre Concours du Royaume de la Musique. En 1990, il remporte le 1er Prix du Concours Steinway Jeunes Talents. Hier soir, il a apporté toute sa fougue et sa subtilité alternant puissance et délicatesse avec une virtuosité étourdissante. Tel un océan tour à tour déchaîné puis apaisé, l’orchestration nous entraîne, en alternance, du grandiose au léger. C’est une vague en flux et reflux permanent qui exalte les émotions en crescendo. De moments en suspension qui enveloppent aux torrents de notes qui submergent, du sentiment expansif à la rêverie mélancolique, l’intensité est omniprésente en tressaillement électrisant à l’extrême.

Symphonie n°8 op.65 de Chostakovitch : un grondement sombre et furieux

Cette oeuvre, créée en 1943 par l’Orchestre symphonique de l’URSS sous la direction d’Evgeni Mravinski, se situe dans la tradition des symphonies en ut mineur « de la tragédie au triomphe ». On ne peut ensaisir l’essence crépusculaire sans considérer le contexte de son accouchement  durant la 2ème

KULTE - Carré in post 125

L'Orchestre National de Bordeaux Aquitaine (ONBA) au grand complet - Photo © Nathalie Gellibert pour KULTE

L’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine (ONBA) au grand complet – Photo © Nathalie Gellibert pour KULTE

guerre mondiale et la bataille de Stalingrad, l’une des plus meurtrières de l’Histoire, six mois au bout desquels l’Armée rouge finit par reprendre l’avantage. Boudée à sa sortie, elle ne sera réhabilitée que 40 ans plus tard et considérée alors comme le grand chef-d’oeuvre symphonique de Chostakovitch. Tel un  » monument funéraire « , Dimitri Chostakovitch nous propose une plongée dans des temps d’horreur absolue. Au fil des 5 mouvements, c’est un voyage au pays des sombres lamentations des cordes, de l’explosion des cuivres criards retranscrivant bien l’horreur et la violence. Le ton ironique n’est pas très éloigné avec l’intervention de la trompette insolente, parenthèse burlesque. Mais roulements de tambours et caisse tonitruante rappellent à l’ordre et transportent alors vers un monde de chaos guerrier. Après les plaintes déchirantes, les instruments deviennent insidieusement quasiment aphones, symbolisant mort et destruction. Au final, un sentiment de profonde désespérance transpire de cette oeuvre qui assume sa part de violence.

Que d’intensité et de virtuosités lors cette soirée où le spectateur se demande s’il peut encore assumer un tel degré d’émotions dans un panel décliné à l’infini. Au delà des somptueuses prestations de Jean-Baptiste Fonlupt et de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, nous ferons une mention spéciale à la direction passionnée et millimétrée de Paul Daniel qui n’a pas hésité, dans sa fougue, à laisser s’envoler sa baguette de chef d’orchestre émérite.

L’esprit du piano 2018 – Opéra National de Bordeaux

Prochaines dates :

Yefim Bronfman
Vendredi 16 novembre 2018 à 20h00

Fréderic Ledroit/Loic Lafontaine
Dimanche 18 novembre à 11h00

Alexandre Kantorow
Dimanche 18 novembre à 20h00

https://www.opera-bordeaux.com/lesprit-du-piano-2018-11244

Lieu
Auditorium de Bordeaux
8 – 13 cours Georges Clemenceau, 33000 Bordeaux
Tel : 05 57 78 41 19
Accès :
en voiture
Parking Q-Park
13 Cours Georges Clemenceau 33000 Bordeaux
Parking Gambetta
Rue Edmond Michelet, 33000 Bordeaux
Forfait soirée de 19h à 2h : 6 € et offre avantage Abonnés.
Information et réservation sur q-park-resa.fr
en tram :
Ligne B Gambetta

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