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Audace musicale au sommet de la tragédie lyrique, à l’auditorium de Bordeaux

Elektra, l'opéra de Strauss est actuellement joué à l'auditorium de Bordeaux - Photo © Fanny Vanhove pour KULTE
Elektra, l'opéra de Strauss est actuellement joué à l'auditorium de Bordeaux - Photo © Fanny Vanhove pour KULTE
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Les grêlons de samedi dernier ne sont rien à côté de la tempête qui se joue actuellement sur la scène de l’Opéra Bordelais. Un conseil, ne partez pas sur le bassin ce week-end, au péril de rater les uniques représentations d’Elektra, l’opéra dramatique de Strauss, orchestré par le talentueux Paul Daniel. Il n’y a plus que 2 dates, alors réservez vite !

Une partition d’exception, sans fausses notes, jouée comme un souffle haletant dans un drame où passion violente et force tragique nous entrainent dans le plus profond des complots.

Un désir de vengeance

Pam, Pam, Pam ! Tout commence très fort au palais de Mycènes… En trois coups, sur la scène épurée, des servantes s’avancent. Elles évoquent le comportement d’Elektra, qui semble gratter le sol, en recherche de vieux cadavres. Sur un passage d’orchestre où la musique semble ressurgir de l’abîme, Elektra, anéantie, s’approche et conte la mort de son père Agamemnon. Ses notes sont comme des appels de

Elektra, l'opéra de Strauss est actuellement joué à l'auditorium de Bordeaux - Photo © Fanny Vanhove pour KULTE
Elektra, l’opéra de Strauss est actuellement joué à l’auditorium de Bordeaux – Photo © Fanny Vanhove pour KULTE

détresse. La force des tambours et des cuivres, nous laisse comprendre l’atrocité de ce crime sanglant, commis, d’après elle, par sa mère Klytämnestra, et son amant Ägisth. Comme dans une valse lente de désespoir, adoucie par le chant des violons, Elektra fait serment de vengeance et sacrifice. Elle implore le retour de son frère Orest, banni, pour l’aider, et rêve d’entamer une danse royale en foulant les cadavres. Elle décide d’entrainer sa sœur Chrysothemis. Mais cette dernière fuit, redoutant l’approche de sa mère. Sous quelques notes de xylophones, se rencontrent Elektra et Klytämnestra. On en viendrait presque à avoir de la compassion pour cette dernière lors des envolées de flûte traversière et solos de bois. Puis, comme dans une chasse, trompettes et violons s’enflamment, laissant les cuivres envahissants prendre leur place, avec la partition d’Elektra donnant la chair de poule lors de ce tête-à-tête où elle finit par jeter au visage de sa mère son désir de la voir morte. Klytämnestra, terrorisée, change de visage lorsque sa confidente vient lui chuchoter quelques mots. C’est alors qu’elle s’en va dans un rire démoniaque à glacer le sang… Elektra s’interroge sur cette joie soudaine.

Le dénouement tragique

C’est à ce moment que se joue la double tragédie, avec l’annonce de la mort d’Orest. Les sœurs pleurent, Elektra insiste pour que sa sœur l’aide dans son complot, pour lequel elle a récupéré la hache ayant servie à mettre fin aux jours d’Agamemnon. Chrysothemis, apeurée, refuse. Elektra l’a maudit et décide d’agir seule. C’est alors qu’arrive un étranger, qui n’est autre qu’Orest. Les retrouvailles sont poignantes. L’orchestration renforçant ces émotions. Orest est prêt à venger son père et part à l’arrière de la scène, l’intérieur du palais… Une course s’ensuit entre les cuivres et les cordes, puis des cris ! La mère ! Arrive Ägisth, avec lequel Elektra s’adoucira pour mieux qu’il tombe dans le piège. Enfin, il entre dans le palais connaître le même sort que Klytämnestra, sous quelques notes de harpe qui seront rapidement étouffées par le déchainement de grosses caisses, violons, le tout baigné de lumière rouge : le sang coule encore… Tout se calme, tous acclament Orest. Chrysothemis et Elektra se réjouissent, l’une de pouvoir commencer à exister, l’autre de sa vengeance. Elektra, dans un dernier élan, exulte, danse, rassemblant ses dernières forces, et finit par tomber, sans vie.

Un opéra mené tambour battant et d’une baguette de Maître. Un choix esthétique minimaliste assumé, laissant toute sa place au talent des interprètes. Vraiment, on regrette qu’il y ait si peu de dates pour un spectacle d’une telle qualité !

Elektra

Opéra de Richard Stauss
Musique de Richard Strauss
Livret de Hugo von Hofmannsthal
Opéra en un acte créé à Dresde au Semperoper le 25 janvier 1909

Encore 2 représentations :
Vendredi 01er juin 2018 à 20h
Dimanche 03 juin 2018 à 15h
 
9 – 13 cours Georges Clémenceau, 33000 Bordeaux
Tarifs : de 8 à 80 €
Toutes les infos ici :
Opéra National de Bordeaux

Grand-Théâtre, BP 90095, 33025 Bordeaux cedex
Tél. : 05 56 00 85 95 – Fax :  05 56 81 93 66
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Il n'y pas d'art sans amour, il n'y a pas d'amour sans art. La culture est à la fois ce qui nous rapproche et nous différencie, l'art en est une représentation qui nous rassemble ou nous divise, qui nous rejoint ou nous sépare. L'art et la culture sont des éléments de la vie qui nous font comprendre et aimer la vie, l'imaginer, la magnifier, la rêver.

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