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 » A Place To Bury Strangers  » : la tornade électrique new-yorkaise enflamme l’audience

A Place to Bury Strangers Salle des fêtes du Grand Parc Bordeaux - Photo DR
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Hier soir, la Salle des fêtes du Grand Parc à Bordeaux a eu le privilège d’accueillir  » A Place To Bury Strangers « ,  aussi connu par les initiales APTBS, rock band qualifié de  » groupe le plus bruyant de New-York « . Pour le plus grand plaisir d’un public fidèle et averti,  ils sont finalement revenus, 6 ans après leur 1ère incursion dans notre ville, accompagnés cette fois-ci en ouverture de show, des californiens  » Numb. er « .

 » Numb.er  » : un voyage sonique lancinant et envoûtant

Cette 1ère partie nous a offert une jolie surprise. Numb.er est la création sonore du

Les Numb.ers - Photo officielle - DR
Les Numb.er – Photo officielle – DR

photographe et artiste visuel basé à Los Angeles, Jeff Fribourg. Fort d’un 1er album  » Goodbye  » sorti au printemps dernier, le groupe combine des éléments de punk, de shoegaze et de post-punk. Les 6 membres (Jeff Fribourg au chant et synthétiseurs, Laena Geronimo  à la basse, Nicholas Ventura, Robert Cifuentes Cameron, Nick Winfrey à la guitare et Cameon Allen à la batterie), nous plongent dans un cri synthétique irrésistible. Dès le 1er morceau  » Price to pay « , on s’abandonne sans modération aux riffs de guitare angulaires, aux sonorités des synthés analogiques mêlant tambours lancinants et  basses puissantes. Sur un mode de chaos poétique, les 9 titres s’enchaînent de  » Statelines  » à  » Again «  en passant par  » Fear «  et  » Hate «  . L’intensité est omniprésente, parfois sombre et mélancolique, souvent mélodique avec une mention spéciale au titre  » We hide  » significativement hypnotique. Combinant douceur et puissance, ce groupe de talent, à l’identité marquée dans son éclectisme cohérent, a su gagner les faveurs du public. Il méritait certainement mieux que la petite 40 aine de personnes présentes dans l’audience.

A Place To Bury Strangers : une offensive supersonique abrasive

 Le groupe de rock new-yorkais, originaire de Brooklyn, fondé en 2003, est composé de Oliver Ackermann (chant et guitare), Lia Simone Braswell (batterie) et Dion Lunadon (basse). Sa musique clairement influencée par le mur de son, le rock psychédélique et le shoegazing sait décontenancer sans cesse l’auditeur à grands coups de riffs bruitistes  contrebalancés par un chant parfois hyper mélodique. Sorti aux USA en 2007, leur 1er album, éponyme, arrive en Europe en 2008 et participe au revival shoegaze de la fin des années 80. Rapidement encensé par la critique, le groupe tourne également sur le Vieux Continent, confirmant ses ambitions et sa renommée . Aujourd’hui, leur 5e album  » Pinned «  navigue avec maîtrise du shoegaze à la pop, en passant par la noise, la new wave ou le post-punk. Hier, les 3 sont restés fidèles à leur réputation parvenant encore à étonner, dans leur prestation jusqu’au-boutiste, un petit, mais néanmoins

A Place to Bury Strangers, Oliver Ackermann. Concert du 29 août 2018 Salle des Fêtes du Grand Parc Bordeaux - Photo (c) Nathalie Gellibert pour KULTE
A Place to Bury Strangers, Oliver Ackermann. Concert du 29 août 2018 Salle des Fêtes du Grand Parc Bordeaux – Photo © Nathalie Gellibert pour KULTE

compact parterre de 200 personnes abasourdies. Le groupe le plus généreux en décibels, armé de son arsenal de pédales d’effets a pu ainsi faire la démonstration de son talent sans ménagement . Comme le rappelle le leader du groupe, “ sans maîtrise, la puissance n’est rien ”. La maîtrise ici est indéniable. Dès les 1ers accords, le spectateur se fond avec délectation dans cet océan de bruit happé par le jeu scénique fulgurant qui n’offre aucun répit. Les titres s’enchaînent dans un magma sonique de 90 minutes, de  » Straight «  à  » Ocean « , de  » Deeper «  à  » Never Coming Back « . Mais s’il fallait retenir 2 instants-surprises, alors sans aucun doute, on mentionnera la magnifique envolée poétique de  » Harp Song «  emmenée par la nouvelle batteuse Lia Simone Braswell qui révèle ici l’étendue de son talent et une voix particulièrement envoûtante. Autre temps fort avec l’incursion du groupe au sein de l’audience pour un  » Machine Jam «  psychédélique aussi improbable qu’ébouriffant. 

Cet événement a tenu ses promesses d’excellence même si l’on peut regretter une faible mobilisation de l’audience, peut-être due à une date de fin de vacances et à un choix de salle autant en rodage qu’en devenir, et qui plus est à jauge réduite. Léger bémol : les spectateurs qui ont apprécié l’accueil parfait ont été néanmoins plus perplexe en constatant qu’après la 1ère partie, le stock des boissons était déjà épuisé mais cela n’a en rien altéré la bonne humeur ambiante.

A Place To Bury Strangers

Sites officiels :

https://fr-fr.facebook.com/aplacetoburystrangers

https://www.facebook.com/Number-727627180684561/

Prochaines Dates de concerts à la Salle des Fêtes du Grand Parc :

jeudi 30 août : Moby Dick Club, Madrid, Spain
vendredi 31 août : Hard Club, Porto, Portugal
dimanche 2 septembre : Sidecar, Barcelona, Spain

 

 

 

 

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La culture intellectuelle et artistique autant que l'hygiène préserve l'homme de la vieillesse.

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Les esprits sans culture et sans lumières qui ne connaissent d'autres objets de leur estime que le crédit, la puissance et l'argent, sont bien éloignés de soupçonner même qu'on doive quelque égard aux talents, et qu'il y ait du déshonneur à les outrager.

Jean-Jacques Rousseau - Les confessions (1765-1770)

Il n'y pas d'art sans amour, il n'y a pas d'amour sans art. La culture est à la fois ce qui nous rapproche et nous différencie, l'art en est une représentation qui nous rassemble ou nous divise, qui nous rejoint ou nous sépare. L'art et la culture sont des éléments de la vie qui nous font comprendre et aimer la vie, l'imaginer, la magnifier, la rêver.

Stéphan Foltier (2019)

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